samedi 8 janvier 2011

Deux Français enlevés par un commando dans un restaurant de Niamey


Des hommes armés ont fait irruption, vendredi soir, dans un restaurant de Niamey, où ils ont enlevé deux ressortissants français. Les ravisseurs ont été localisés à la frontière malienne, selon le porte-parole du gouvernement. 

Les ravisseurs des deux ressortissants français enlevés vendredi soir à Niamey ont été localisés près du Mali par les Forces de défense et de sécurité nigériennes, a déclaré à la presse, samedi, le porte-parole du gouvernement nigérien, Laouali Dan Dah.
Les preneurs d'otages ont été interceptés durant la nuit de vendredi à samedi avant de prendre la fuite. Des échanges de tirs ont eu lieu mais les forces nigériennes "n'ont pas voulu ouvrir le feu sérieusement de crainte de blesser les otages et de mettre leur vie en danger, raison pour laquelle les ravisseurs ont pu passer à travers les mailles du filet", a poursuivi le porte-parole.

Un "comité de crise", piloté par le ministre nigérien de l’Intérieur, Ousmane Cissé, s’était réuni cette nuit. Selon une source aéroportuaire nigérienne, un avion de reconnaissance français a décollé de Niamey dans la nuit de vendredi à samedi.

L’un des deux hommes devait se marier ce samedi

Vendredi soir, les deux hommes, probablement des Français, dînaient dans un restaurant de la capitale nigérienne. "Ce sont deux amis, l’un devait se marier aujourd’hui avec une Nigérienne. Le deuxième homme était venu à Niamey pour assister à la cérémonie", croit savoir Moussa Kaka, correspondant pour RFI au Niger. 

Selon l’AFP, celui qui devait se marier travaillerait pour une ONG dont le siège est à Niamey et serait un client régulier du restaurant. Des hommes armés les ont contraints de quitter les lieux à bord d'un 4x4 immatriculé au Bénin. D'autres hommes armés les attendaient dans le véhicule, rapporte un membre du personnel du restaurant. Les regards se tournent vers la mouvance Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient déjà cinq Français, un Togolais et un Malgache - tous salariés d’Areva - kidnappés au Niger en septembre 2010. "Officiellement, il n’y a pas de rapport entre l’enlèvement d’hier soir et celui des cinq Français", affirme Moussa Kaka. Mais la méthode utilisée ressemble aux procédés d’Aqmi. "Notamment les 4x4 utilisés, et le port d’AK47 [kalachnikov]", précise le journaliste.
 
 
 

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