lundi 2 mai 2011

Du Pakistan à l’Arabie saoudite, tout le monde ne se réjouit pas de la mort de Ben Laden

Capture d'écran d'une page Facebook "La martyr Oussama Ben Laden n'est pas mort ! Nous sommes tous Ben Laden"

Des milliers d’Américains sont descendus dans la rue pour célébrer l’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden, l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis. Mais dans le monde musulman, les réactions sont plus mitigées. Au Pakistan, certains refusent même de croire à la mort du terroriste saoudien.

Oussama Ben Laden, membre de la richissime famille saoudienne du même nom, et fondateur de l’organisation djihadiste Al -Qaïda, a été décrété ennemi numéro 1 de Washington après avoir commandité les attaques du 11-Septembre 2001 sur les tours jumelles de New-York. Son organisation terroriste est considérée comme responsable d'autres attaques dans différents pays d’Europe et du monde musulman.

Oussama Ben Laden a été tué le 1er mai dans un complexe fortifié situé dans la ville d’Abbottabad, au Pakistan, au cours d’une opération conduite par un commando de l’armée américaine. Cette opération a mis un terme à dix ans de chasse à l’homme.

Que raconte la population de votre pays après la mort de Ben Laden ? Publiez vos commentaires en dessous du billet. 

 

ARABIE SAOUDITE : "De nombreux Saoudiens ont remplacé leur photo de profil sur Facebook par celle de Ben Laden en signe de deuil"

Hossam Saleem vit à Riyad, ville de naissance d’Oussama Ben Laden.  

Je vois Ben Laden et ses fidèles comme des criminels. Il méritait d’être tué. Il a changé le visage de l’Islam et du monde arabe pour le pire et sa dépouille devrait être jetée à la poubelle.
Néanmoins, je sais que tout le monde n’est pas d’accord avec moi dans le royaume. Certains pensent qu’il a servi l’Islam parce qu’il a combattu les infidèles. Ce matin, j’étais surpris de voir que de nombreux Saoudiens ont remplacé leur photo de profil sur Facebook par une photo de Ben Laden en signe de deuil. Je suis en désaccord total avec eux, mais je ne vois pas l’intérêt de discuter."

 

IRAK : "Certains de mes amis ont été tués par Al-Qaïda. Et j’ai été très heureux quand j’ai appris la mort de Ben Laden ce matin"


Hussein Ali est ingénieur dans la ville de Kirkouk, au nord de l'Irak.


Les Irakiens ont énormément souffert du terrorisme d’Al-Qaïda qui était derrière de nombreuses attaques visant des civils dans notre pays, y compris des enfants dans des écoles maternelles. Ils décapitaient tous ceux qui ne suivaient pas leur conception intégriste de la religion -  essentiellement des chiites, bien sûr, mais aussi des sunnites qui ne se soumettaient pas à leurs règles. Certains de mes amis ont été tués comme ça. Et j’ai été très heureux quand j’ai appris la mort de Ben Laden ce matin.

A court terme, je ne crois pas que cette mort fragilisera Al-Qaïda. Au contraire, il y aura certainement des représailles qui seront, comme d’habitude, dirigées contre les cibles faciles : les civils sans défense des pays politiquement instables, comme l’Irak. Cependant, à long terme, je pense que la lutte pour sa succession divisera les chefs du mouvement qui se combattront. Au-delà de la portée symbolique, le décès de Ben Laden pourrait aussi être le début du délitement d’Al-Qaïda."

 

AFGHANISTAN : "Au moins, le monde sait qu’il ne se cachait pas en Afghanistan"

Yunos Bakhshi est à la tête de l’Association d’astronomie d’Afghanistan. Il vit à Kaboul.

Depuis plus de dix ans, nos dirigeants en Afghanistan disaient que Ben Laden ne se cachait pas dans notre pays mais personne ne nous croyait.  Son assassinat au Pakistan est une bonne nouvelle. Au moins, le monde sait qu’il n’était pas chez nous. Je suis d’accord avec ceux qui pensent que Ben Laden était à l’origine de beaucoup de problèmes dans la région et je suis content qu’il ait été tué.

Mais la mort de Ben Laden, à elle seule, ne mettra pas un point final à la guerre contre le terrorisme. La plupart des commentateurs que j’ai vu à la télévision afghane ont rappelé que ça faisait des années qu’il avait arrêté de donner des ordres ou de diriger des attaques terroristes, depuis qu’il était contraint de se cacher. Les attaques récentes au Pakistan et en Afghanistan ont été menées par de petits groupes terroristes et non par Al-Qaïda. Pour éradiquer le problème dans la région, la communauté internationale a besoin de renforcer sa pression sur le Pakistan pour qu’il débarrasse ses services de renseignement de tous ceux qui soutiennent le terrorisme."
Vue sur la ville d'Abbottabad, au nord-est d'Islamabad, où Ben Laden a été tué. Photo postée sur Wikipedia Commons.

PAKISTAN : "C’est un coup de pub pour les Etats-Unis"

Raja Islam  vit à Karachi. Il travaille dans la gestion de relation clients pour une entreprise. Il est par ailleurs photo-blogueur.
La plupart des personnes à qui j’ai parlé ici ne croient pas à la mort de Ben Laden. Son décès a déjà été annoncé plusieurs fois à tort alors pourquoi ce serait différent cette fois-ci ? Je pense que ce n’est qu’une mascarade pour faire la publicité des Etats-Unis.

Les gens sont surtout inquiets que les troupes américaines aient été autorisées à prendre la tête d’une opération commando sur notre sol. C’est inacceptable : une telle opération aurait dû être menée par les forces pakistanaises. Mais ce n’est une surprise pour personne. Tout le monde sait que les marionnettes qui dirigent notre pays travaillent main dans la main avec les Américains. "

 

PAKISTAN : “Bon débarras!”

Awab Alvi est dentiste à Karachi. Il écrit le blog Teeth Maestro.

Bon débarras ! Et je pense que de nombreux Pakistanais sont d’accord avec moi. On est fatigués de cette guerre contre le terrorisme qui pèse sur notre pays depuis trop longtemps. Si sa mort peut nous aider à aller de l’avant, c’est tant mieux."

Emballement médiatique autour d’une fausse image du cadavre de Ben Laden

La course effrénée aux images pour prouver le décès d'Oussama Ben Laden a conduit des rédactions du monde entier à diffuser un grossier montage vieux de plusieurs mois.


Annoncée cette nuit par la Maison Blanche, la mort d’Oussama Ben Laden a plongé les rédactions du monde entier dans la plus grande confusion ce lundi matin. Le chef d’Al-Qaïda a été tué dans la nuit de dimanche à lundi au Pakistan et les rédactions cherchent des preuves du décès de l’homme le plus recherché au monde.

Cette course effrénée a conduit de nombreux médias à diffuser à l’unisson un grossier photomontage. La première chaîne à émettre cette image est la télévision pakistanaise Géo TV, qui la présente comme "exclusive". Il s’agirait du visage d’Oussama Ben Laden, dont le décès vient d’être annoncé par les autorités américaines. La photo est diffusée sur un site de partage d’images et parvient rapidement aux autres rédactions.

Se fiant à la chaîne d’information pakistanaise, plusieurs médias emboîtent le pas.


Le journaliste Shaheryar Mirza a pris en photo sa télévision qui diffuse cette image sanguinolente et la publie sur son fil Twitter.

Un photomontage datant de près de six mois

L’image existe pourtant depuis plusieurs mois. La première trace numérique de cette photographie remonte au 6 novembre 2010. Le soldat américain à la retraite Gordon Duff publie ce qu’il présente comme le visage tuméfié du chef d’Al-Qaïda dans un billet intitulé "Des années de mensonge : les États-Unis acceptent ouvertement que Ben Laden soit mort depuis longtemps". L’image ressurgit ensuite de blogs en tweets. En France, le blogueur Serge Adam reprend le billet du vétéran américain le 13 avril 2011.


L’image apparaît cependant rapidement comme un montage. La partie supérieure est celle d’un véritable cadavre. La partie inférieure, notent des confrères du site américain MSNBC, est la version inversée de la barbe d’Oussama Ben Laden extraite d’une photographie Reuters du 11 fevrier 2001.





SEIF NEWS fête ses 10.000 lecteurs


Six mois après son lancement, SEIF NEWS est lu a travers le monde entier et fête son 10.000eme lecteur.

Merci a tous pour votre fidélité et a très bientôt pour encore plus de news sur votre blog d'information.

Seifeddine DEPASSE


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Mort de ben Laden : une opération de 40 minutes


Le leader d'Al Qaïda a été tué lors d'un raid mené par un commando américain, dans la nuit de dimanche à lundi, au Pakistan.

Oussama Ben Laden a été abattu à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise Islamabad, dans une résidence où il se cachait. A bord de deux hélicoptères, un petit commando d'Américains a pris d'assaut la maison dans laquelle se trouvait Ben Laden, située près d'une académie militaire pakistanaise. Le bâtiment était protégé par des mesures de sécurité "extraordinaires", selon un responsable américain. Des murs de plus de 5 mètres, surmontés de barbelés, entouraient la résidence et son accès n'était possible que par "deux portails sécurisés".

Le raid américain se voulait chirurgical pour limiter les victimes parmi les femmes et les enfants, mais aussi les voisins, qui occupaient les lieux. Ben Laden, un de ses fils et deux de ses frères, ses messagers, ont été tués ainsi qu'une femme utilisée comme bouclier humain par un combattant. Une autre femme a été blessée. Les autorités américaines n'ont pas précisé pas s'il y avait des prisonniers. L'un des hélicoptères américain n'a pas pu redécoller. Le commando américain a alors décidé de le détruire, avant de s'entasser à bord d'un autre appareil avec le corps de Ben Laden. Au total, l'intervention au sol n'a duré que 40 minutes, mettant fin à une traque de dix ans. Aucun Américain n'a été blessé dans l'opération, qui a été le résultat d'un "travail de fourmi" des services de renseignement, selon les termes de Barack Obama. 

La résidence d'Abbottabad au Pakistan où Oussama Ben Laden se cachait.
 
Washington semble avoir fait cavalier seul lors de cette opération. Les Américains n'ont pas prévenu les autorités pakistanaises de l'opération et justifient la violation de la souveraineté pakistanaise par "l'obligation légale et morale d'agir", a affirmé un haut responsable de l'administration Obama.  Les autorités pakistanaises ont confirmé qu'Oussama Ben Laden avait été tué au cours d'une opération menée "directement" par les forces américaines sur son sol. 

L'opération a été suivie en direct par le directeur de la CIA, Leon Panetta, et d'autres responsables des services de renseignements réunis dans une salle de conférence au siège de la CIA à Langley, en Virginie. "Lorsqu'il a été dit que l'opération était un succès, les responsables de la CIA présents dans la salle de conférence se sont mis à applaudir plutôt bruyamment", rapporte un responsable américain.

Selon les chaînes de télévision CNN et MSNBC, la dépouille d'Oussama Ben Laden a ensuite été immergée en mer dans un lieu non précisé, dans le respect des traditions musulmanes. "Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux", avait auparavant affirmé un haut responsable de l'administration Obama. Les Etats-Unis procèderaient à présent à des tests ADN, pour qu'aucun doute ne soit possible que l'identité du corps. Ils auraient également utilisé des techniques de reconnaissance faciale pour identifier le chef d'Al Qaïda.
 
 
 
 

Controverse sur l'immersion annoncée de Ben Laden

 

La dépouille du terroriste aurait été inhumée en mer mais en respectant les rites musulmans, selon un responsable américain. Une affirmation mise en doute par les spécialistes.

La mort d'Oussama Ben Laden lors d'un assaut des forces spéciales américaines dans la nuit de dimanche à lundi a laissé aux Etats-Unis un nouveau problème à régler : le traitement réservé à son cadavre. Remettre le corps du chef d'al-Qaida à ses proches posait le risque de le voir ériger en martyr lors de ses funérailles. Washington a doncopté pour la discrétion, en immergeant le corps dans un lieu inconnu, selon un responsable gouvernemental.

Auparavant, un autre responsable américain avait assuré à un journaliste d'ABC que le corps était néanmoins «manipulé dans le respect de la tradition musulmane». «Nous prenons la chose au sérieux et tout est fait de façon conforme», a-t-il ajouté.

 

Une seule exception pour l'immersion


Les spécialistes des rites musulmans sont toutefois sceptiques. «Les musulmans enterrent leurs morts dans la terre. La seule exception pour laquelle l'immersion en mer est autorisée, c'est quand on se trouve sur un bateau et qu'il est impossible de conserver le cadavre jusqu'à la prochaine escale», explique au Figaro.fr Sami Aldeeb, universitaire spécialiste du droit musulman.

Un responsable d'al-Azhar, la plus haute institution de l'islam sunnite, a confirmé depuis Le Caire que «l'islam est totalement contre ce genre de comportement (jeter un corps à la mer, ndlr)». «Il faut respecter le corps d'un être humain, croyant ou non, musulman ou non».

La tradition islamique exige également que le mort soit exclusivement touché par des musulmans et inhumé au côté de personnes de même religion. Il doit être enterré dans la journée, après avoir été lavé «avec de l'eau savonneuse, puis de l'eau claire et enfin avec de l'eau mêlée de camphre, avant d'être entouré de trois pièces d'étoffe», explique-t-on à la Grande Mosquée de Paris. «L'inhumation se fait en terre, sans cercueil. La dépouille doit être placée parallèlement à la Mecque, la tête du défunt légèrement tournée vers la droite pour que son visage soit tourné vers la Kaaba, le sanctuaire sacré de la Mecque».
«Nous sommes très surpris» par le choix de l'immersion en mer, commente un porte-parole de la Grande Mosquée, qui avance la possibilité de «traditions particulières à cette zone du Pakistan, proches de l'hindouisme».

 

Une rapidité surprenante


L'explication la plus plausible semble toutefois être que Washington souhaite éviter la création d'un sanctuaire autour de la tombe du terroriste. «Les Israéliens ont également enterré des Palestiniens dans des lieux inconnus pour éviter les pèlerinages», rappelle Sami Aldeeb. L'immersion du corps de Ben Laden n'était pas officiellement confirmée en milieu de journée, heure de Paris.

Outre le choix de l'immersion, la rapidité avec laquelle les Américains ont disposé du corps interpelle. A titre de comparaison, les Etats-Unis avaient conservé les corps de Oudaï et Qoussaï Hussein, les fils de Saddam Hussein, onze jours avant de permettre leur inhumation, rappelle le Guardian. Cette précipitation pourrait semer le doute sur l'identité de l'homme présenté comme Ben Laden. Les autorités américaines affirment néanmoins avoir identifié le chef d'al-Qaida avec des méthodes de reconnaissance faciale. Des tests ADN en cours devraient confirmer ces résultats d'ici quelques jours.





dimanche 1 mai 2011

Moubarak pourrait être condamné à la pendaison


L'ex-président égyptien Hosni Moubarak, arrêté dans le cadre d'une enquête sur la répression meurtrière de manifestations, pourrait être condamné à une peine pouvant aller jusqu'à la pendaison s'il était reconnu coupable, a affirmé ce samedi un ministre égyptien. 

"Absolument, car le crime de tuer des manifestants peut conduire à la peine de mort si la culpabilité est confirmée", a indiqué le ministre de la Justice Abdel Aziz al-Gindi au journal Al-Ahram, propriété de l'Etat.

Hosni Moubarak, 82 ans, et ses fils Gamal et Alaa ont été placés le 13 avril en détention dans le cadre d'une enquête judiciaire sur la violente répression du soulèvement de janvier et février qui a fait quelque 800 morts, selon des sources officielles, et qui a abouti à la chute du président.

Le président de la cour d'appel du Caire, Zakaria Chalach, cité le 15 avril par le même journal, avait affirmé que Hosni Moubarak pourrait être exécuté s'il était reconnu coupable. 

Zakaria Chalach a indiqué que le témoignage de l'ancien ministre de l'Intérieur, Habib al-Adli, lui-même poursuivi pour avoir ordonné de tirer sur les protestataires anti-régime, le rendait complice s'il s'avérait exact. Habib al-Adli a affirmé que Hosni Moubarak lui avait ordonné d'utiliser la force contre les manifestants.

Le procès de Hosni Moubarak et des membres de son régime fait partie des principales revendications des protestataires. 

L'ex-chef d'Etat, victime d'un accident cardiaque lors de son interrogatoire le 12 avril, est en état d'arrestation à l'hôpital de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï où il est assigné à résidence depuis sa chute le 11 février. 


Ses deux fils sont détenus dans une prison du Caire.




Israël lance une campagne internationale contre l'accord Fatah/Hamas

Le Premier ministre israélien Netanyahu à Jérusalem, le 17 avril 2011


JERUSALEM — Israël s'efforce d'exploiter l'accord de réconciliation entre l'Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas, qui refuse d'accepter l'existence de l'Etat hébreu, pour torpiller la tentative de reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU en septembre.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a décidé de lancer une campagne diplomatique contre toute reconnaissance d'un gouvernement unitaire palestinien incluant le Hamas, a-t-on appris vendredi de source gouvernementale.

M. Netanyahu va tenter de convaincre ses interlocuteurs européens lors de sa visite prévue la semaine prochaine à Londres et Paris, visite initialement destinée à persuader les pays européens de ne pas voter à l'ONU en faveur de la reconnaissance de la Palestine sans accord de paix préalable avec Israël.

"Nous étions déjà contre toute proclamation unilatérale d'un Etat palestinien. Mais si le Hamas devient un parti au pouvoir, ce serait encore plus dangereux", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, Ygal Palmor.

M. Palmor a évoqué le risque que le Hamas "noyaute un futur gouvernement" palestinien. "Aussi longtemps que ce mouvement ne s'est pas plié aux conditions du Quartette pour le Proche-Orient, il demeure aux yeux d'Israël et des pays occidentaux une organisation terroriste", a-t-il souligné.

Les membres du Quartette (Etats-Unis, UE, Russie et ONU) ont fixé ces conditions en janvier 2006: cessation des violences, reconnaissance des accords signés précédemment par Israël et l'OLP et reconnaissance du droit à exister d'Israël.

Selon un communiqué de son bureau, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a appelé vendredi son homologue de l'Union européenne, Catherine Ashton, pour la presser d'"exiger du Hamas qu'il applique absolument toutes les conditions fixées par le Quartette".

L'accord de réconciliation interpalestinien conclu mercredi, à la surprise générale, entre le Hamas et le mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas ne mentionne pas ces principes.

Mahmoud Zahar, un dirigeant du Hamas à Gaza, a rejeté jeudi toute reconnaissance d'Israël, tout en déclarant que le mouvement n'essayerait pas d'empêcher le Fatah de chercher à obtenir un accord de paix avec Israël.

Dès mercredi soir, M. Netanyahu a affirmé que Mahmoud Abbas devait "choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas", qui contrôle la bande de Gaza.

Depuis, des ministres israéliens martèlent ce thème, menaçant entre autres d'interdire au Hamas de présenter des candidats à des élections palestiniennes en Cisjordanie, territoire occupé par Israël.

Le président israélien Shimon Pérès est également monté au créneau: "Les Nations unies ne peuvent pas accepter ou reconnaître une organisation terroriste en tant qu'Etat en septembre".

Les médias israéliens ont fait un large écho à ces dénonciations de l'accord tout en émettant des doutes sur sa mise en oeuvre, compte tenu des divergences de fond entre le Fatah et le Hamas.

Pour le quotidien Yediot Aharonot, cet accord "facilitera la tâche du Premier ministre (fin mai) à Washington dans ses efforts de contrer la proclamation d'un Etat palestinien".

Le journal estime cependant que, bon gré mal gré, "Israël en viendra à négocier avec le Hamas".

Le Haaretz (gauche) ironise sur "le spectre qui terrifie Israël: l'Etat palestinien", arguant qu'Israël ferait mieux de prendre les devants en étant "le premier à soutenir la création d'un Etat vivant en paix à ses côtés".

Le président de l'Autorité palestinienne et leader du Fatah, Mahmoud Abbas, et le chef en exil du mouvement islamiste Hamas, Khaled Mechaal, doivent signer mercredi au Caire l'accord de réconciliation interpalestinien.